bébé

la complicité entre frère

Fille unique, je n’ai pas connu le fait de devoir « partager » mes parents, mes jouets ou ma place.
C’est un regret pour moi. Heureusement, durant mon enfance, j’ai partagé pleins de moments de ce genre avec mon amie de toujours qui, elle aussi est enfant unique.

Mais… c’est pas pareil. Je ressens toujours ce « je ne sais quoi » de différent.

Aujourd’hui, j’ai la chance de voir cette complicité se construire quand je regarde mes deux enfants s’apprivoiser.
J’adoooore!!!

Le plus petit, haut de ses 7 mois, souris et communique avec son frère, 27 mois, tellement naturellement.

Dans ses yeux, on voit qu’il est son soleil.

Nous, parents, n’existons plus quand son frère approche. Il l’adore, il regarde avec envie toutes ses actions.

Ce qui est agréable, c’est que notre pirate est un grand frère attentif et aimant. Bon, attention, ses doudous sont seulement à lui. Alors, quand il arrive que bébé ait réussi à en attraper un et commence à le téter, petit pirate arrive et lui prends plus ou moins délicatement en haussant le ton d’un

« non » Y’a des limites!!

Mais, par exemple, ce matin, Petit pirate jouait avec sa voiture télécommandée qui fait des roulades!!

Vroum Roulade!!

Et bébé adore cette voiture. Trop petit pour s’en servir, il est triste quand il y touche car il ne se passe rien, elle ne roule pas… Alors, petit pirate fait bien en sorte de jouer devant lui afin que bébé puisse profiter du spectacle. Quel beau partage. les deux rient ensemble. Petit pirate lui explique, lui raconte , dans son langage d’enfant de 27 mois, et se dépêche d’aller la remettre devant son frère avant de la faire rouler à nouveau.

Ou quand bébé pleure parce qu’il n’aime pas du tout être posé dans sa chaise haute pour manger, il arrive que petit pirate vienne faire rire son frère. Il fait le singe comme il aime le faire en ce moment. Il crie, il danse, fait le fou et bébé éclate de rire de bonheur. c’est un délice à regarder.

Une tendre complicité qui grandit. Cela a commencé très tôt. Peut-être même avant que leur père et moi n’en prenions conscience. C’est un langage sans mot, des regards, des cris, des rires.

A nous de faire en sorte que cet amour fraternel perdure.